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Didier-Georges Gabily
Didier-Georges Gabily est né à Saumur en 1955. Comédien à Tours, puis à Paris au début des années soixante-dix, il joue dans Si l’été revenait, mis en scène par Gilles Chavassieux et découvre alors tout le théâtre d’Adamov. Cela lui ouvre des perspectives de réflexion sur « l’acte même de faire de théâtre », un questionnement qui va nourrir tout son travail pratique et théorique sur le théâtre. À cette époque, il fait aussi la rencontre du grand critique et théoricien du théâtre Bernard Dort, qui devient son premier lecteur.
En 1979, il rejoint au Mans le centre théâtral du Maine, où il joue et fonde son premier atelier d’acteurs. Il écrit en 1981 ses premières pièces La Maison sans jardin et L’Emploi du temps et obtient bientôt une bourse d’auteur du ministère de la Culture pour Scarron (1983), mise en voix au Théâtre national de Strasbourg.
Avec des comédiens issus d’un de ses ateliers, il forme le DG Groupe, qui deviendra Groupe T’chan’G (en 1989), et met en scène ses premiers spectacles : L’Échange de Claudel (1986), Ossia, variations à la mémoire d’Ossip et Nadejda Mandelstam (1989), Travaux orestiens, puis Phèdre(s) et Hippolyte(s) (1990). Cette année-là, il publie sa première pièce, Violences, un « théâtre-manifeste » de plus de sept heures, lu au Festival d’Avignon 1991, puis joué à Paris. Inspiré par la guerre du Golfe, il crée un autre diptyque, Enfonçures (un oratorio) suivi des Cercueils de zinc, de Svetlana Alexievitch.
En 1995, il monte un triptyque, Gibiers du temps. C’est en 1996, au moment des répétitions du spectacle Dom Juan/Chimère et autres bestioles, que Didier-Georges Gabily décède brutalement le 20 août.
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Violences-reconstitution
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