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Ushio Amagatsu
Le groupe Sankai Juku (« l’atelier de la montagne et de la mer »), engendre un culte digne d’un groupe de rock. Fondé par Ushio Amagatsu, il est l’un des premiers à avoir exporté hors du Japon la danse des ténèbres, ankoku-buto, née au pays du Soleil-Levant dans l’obscurité de l’après-guerre et de Hiroshima. Dans un cortège de corps vacillants, recroquevillés, poudrés de blanc, le buto a imposé une esthétique totalement originale. Les gestes lents et les mouvements stylisés expriment une profonde émotion.
Au fil des ans, le buto s’est débarrassé de sa révolte politique et sociale. Il est aujourd’hui porté par un désir plus simple : celui d’apporter un peu d’apaisante beauté.
Avec des chorégraphes issus de la deuxième génération tel qu’Amagatsu, une dimension poétique et irréelle est ajoutée.
Ainsi, « les ténèbres » de Shijima ne sont pas les mêmes que celles d’où est issu le courant de danse buto.
Le spectacle se détache de cette violence initiale pour nous convier à la naissance d’une nouvelle gestuelle, qui s’empare des corps et les éveille au mouvement, puisant dans la conscience d’exister la volonté de reconstituer le monde autour d’eux. Il est la face sereine, recueillie de Unetsu, ballet sublime symbolisant à la fois la naissance, la vie et la mort.
Ces deux spectacles sont les deux pièces maîtresses de la compagnie.
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Shijima
Unestu
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