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Transmission, filiation, héritage
Dans la continuité de ce que nous avons entrepris la saison dernière autour de la transmission de la danse, avec la venue des Carnets Bagouet et le projet Mémoire vive, nous vous proposons, en partenariat avec le service Université Culture et l’association Musique et Danse du Puy-de-Dôme, deux journéees d’étude, de réflexion et de rencontres autour d’un projet imaginé par le chorégraphe Christian Bourigault.
Que nous soyons spectateur ou danseur, nous sommes sensibles aux traversées proposées par les chorégraphes à nos corps et à nos regards. Quels fils se tissent et se détissent dans tous les moments où se crée la danse ? Quelles filiations, quelles ruptures s’inscrivent dans le parcours d’un interprète devenu chorégraphe ? Qu’est-ce qui se transmet ?
Deux journées pour observer, interroger, débattre :
— vendredi 12 décembre :
Une soirée en deux partie sur la transmission à travers la ré-interprétation de deux soli : F. et Stein de Dominique Bagouet et L’Autoportrait de 1917 de Christian Bourigault. Entre chaque partie, un temps de parole est prévu sur le travail en amont de la transmission, sur les « trahisons », la fidélité à l’esprit de l’œuvre ou sur ses variations, sur les contraintes et l’espace de liberté pour le nouvel intrerprète.
— samedi 13 décembre :
Des moments de partage avec le public avec des chorégraphes et interprètes de la programmation passée et à venir de la Comédie, la complicité d’écrivains et critiques, de la Cinémathèque de la danse, de chercheurs associés à des artistes, et la collaboration du laboratoire d’anthropologie des pratiques corporelles de l’université Blaise-Pascal.
Transmettre la représentation de l’intime
une proposition de Christian Bourigault
Christian Bourigault a créé L’Autoportrait de 1917 il y a treize ans, à partir de la métaphore d’une autre œuvre artistique, celle du peintre viennois Egon Schiele. Il l’a transmis à Laura Myers, qui l’interprète tout d’abord, puis c’est au tour du chorégraphe lui-même. Une quasi première représentation pour l’une, une centième pour l’autre : comment le temps patine la danse ? Comment une écriture chorégraphique est-elle traversée par le féminin et le masculin ?
F. et Stein est l’unique solo que Dominique Bagouet ait chorégraphié.
Un solo comme un coup de tonnerre, comme un accès de fièvre. C’était en 1983. En 2000, Christian Bourigault, qui dansa dans la compagnie Bagouet, ose ce que personne n’avait fait jusqu’alors, remonter F. et Stein en y apportant sa propre dimension. Pour comprendre le processus de transmission d’une œuvre, le chorégraphe propose la projection simultanée de ce solo, F. et Stein ré-interprétation et d’une vidéo de F. et Stein de Dominique Bagouet intitulée Le Docteur.
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Première partie de soirée : L’Autoportrait de 1917, chorégraphie Christian Bourigault, danseurs : Laure Myers, Christian Bourigault
Un temps de parole avec les artistes sur le processus de transmission d’interprète à interprète.
Deuxième partie de soirée : F. et Stein, chorégraphie et interprétation : Dominique Bagouet, ré-interprétation : Christian Bourigault, guitariste Sven Lava, mémoire vidéo : Charles Picq. Un temps de parole avec les artistes sur le processus de transmission qui est passé non par un « corps à corps » d’interprète à interprète mais par le décryptage d’une captation vidéo.
vendredi 12 décembre à 20:30
à la maison de la culture
salle Boris-Vian
(entrée rue Abbé-de-l’Épée)
durée : 2 heures avec entracte
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