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à l’opéra municipal
danse
Visages, sans Visages
chorégraphie Fanette Chauvy
compagnie Gradiva
L’appel du visage comme l’ultime tentative de l’individu pour penser l’altérité et faire taire la barbarie. Ce fut le recours des « folles de mai », ces femmes argentines engagées dans un combat pour rendre leur dignité d’hommes et de femmes à leurs proches disparus.
Pas de textes, pas de slogans, pas de mots. Émergeant de la foule, des chants et des portraits, portés à bout de bras, afin d’exposer aux yeux de tous, leurs visages, en rempart aux idéologies de masse désincarnées.
Cette pièce, sur la même logique que celle des individus isolés, esseulés, fragilisés face à un système déshumanisé, veut rendre compte de ce moment historique, où seul l’Existant tient tête à la barbarie.
Garder la trace de celui qui n’est plus, sculpter son visage dans l’argile, brandir son portrait, proclamer sa vie. Qu’avez-vous fait de mon enfant ? Qu’avez-vous fait de mon amour ? Aller chercher profondément en soi la vie pour célébrer les visages disparus.
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interprétation Fanette Chauvy
chant, direction vocale Nina Pal
avec la participation du groupe vocal M.P. Marie-Pierre Pays, Dominique Arsac, Christine Ressouche, Isabelle Cottier Frédérique Zirer, Élysabeth Boyer
chants écrits par Muriel Dockendorff, aujourd’hui disparue
composition et conception musicale Jean Millot
avec des extraits musicaux de Fumio Yasuda
et la voix d’Antonin Artaud
scénographie Christiane Fontvieille
costumes Louise Della
lumières Gilles Faure
vidéo Georges et Elsa Xuereb
administration Isabelle Vincensini
durée : 50 minutes
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