retour à la saison en cours

La Nuit juste avant les forêts
mise en scène Kristian Frédric
texte de Bernard-Marie Koltès

Par l’écriture, les thèmes abordés, le personnage, l’œuvre de Bernard-Marie Koltès, de son propre aveu, commence avec La Nuit juste avant les forêts.
Sous la pluie qui s’abat sur lui, un homme est là. Il y a de la peur en lui.
Il commence à parler et se met à marcher. Il marche dans la ville. Dans la nuit. Sous la pluie. Il ne s’arrête pas.
Il tente de retenir un inconnu entraperçu, déjà disparu. Par tous les mots qu’il peut trouver, il lui parle de tout et de l’amour comme jamais on ne peut en parler, sauf à un inconnu. Il parle de désir. Par ses paroles, par tous les muscles de son corps il tente de séduire l’autre, de conjurer l’absence, le manque.
Dans le décor imaginé par Enki Bilal, Denis Lavant se glisse dans le texte de Koltès, lui insufflant son corps et sa voix. Il nous entraîne dans l’épopée d’un soliloque violent, familier, d’un lyrisme sauvage où les mots sont interprétés comme une partition musicale : une fugue à plusieurs thèmes aux contre-champs imprévus.

comédien : Denis Lavant
chorégraphie : Laurence Levasseur

mardi 20 avril à 20:30
mercredi 21 avril à 20:30
jeudi 22 avril à 20:30
à l’opéra municipal
durée : 1h50

du même metteur en scène :
Ya Basta