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Paco Dècina
création 2003
Chorégraphier l’immobilité : une gageure que Paco Dècina soutient avec grâce. C’est une rareté dans un monde où l’immobilité semble souvent incongrue.
Peut-être la longue fréquentation d’œuvres picturales dans son enfance lui vaut-elle ce talent de l’arrêt sur image, où affleure une langueur méditérranéenne, pudiquement sensuelle. « C’est un plateau vide, seulement parcouru de mémoires et de trajectoires. Un lieu d’expérience, parfumé de joie et de désolation, où nous nous perdons pour devenir mouvement en train de se déployer.
Dans cet inconnu, alors, comme seul repère et ligne d’appui, reste ce fil, subtil comme la soie, qui semble relier chaque instant de notre existence. Par ce regard aveugle et silencieux, la lumière, subtilisée, pénètre au cœur. »
Ainsi Paco Dècina introduit-il sa dernière création, tout en lui gardant une part de mystère, et nous incite à « célébrer la subtile lumière du cœur ».
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danse
pièce pour six danseurs
en résidence à la Comédie
du 2 au 14 janvier
vendredi 18 avril à 20:30
à la maison de la culture,
salle Jean-Cocteau
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