retour à la saison en cours

Faust
ou la Fête électrique
mise en scène Alexis Forestier
texte Gertrude Stein

Après avoir vendu son âme à Méphisto qui lui permet de devenir l’inventeur de la lumière électrique, Faust met en doute l’existence même de cette âme, refusant sa destinée et questionnant son identité. Gertrude Stein a écrit ce texte comme un livret d’opéra « fait pour être chanté ». L’écriture procède par accumulation et répétition, dans une langue ritournelle enfantine. Alexis Forestier, metteur en scène, plasticien et musicien, donne véritablement une matérialité à l’énigme qu’est cette écriture : il structure l’espace et les mouvements à l’image du texte, explorant les limites entre la voix et le son, la parole et le chant, la scansion et la musique. Dans un paysage sonore et plastique qu’il a lui-même créé pour acteurs-chanteurs et ampoules électriques, le mythe prend vie dans une polyphonie fascinante des corps, des voix et de la musique, à la manière
d’une comptine ludique. On lâche alors le sens, pour se laisser envoûter par le rythme mécanique et la grâce poétique de cette fantasmagorie, qui trouble et accroche l’esprit tel un refrain entêtant.

théâtre musical
traduction Marie-Claire Pasquier
scénographie et musique Alexis Forestier
collaboration artistique et films Cécile Saint-Paul
création lumières Michel Bertrand
avec Marc Bertin, Patrick Blauwart, Bruno Forget,
Pierre Laneyrie, Marie Marfaing, Barnabé Perrotey,
Cécile Saint-Paul
et la voix de Sébastien Jacobs

jeudi 18 novembre à 20:30
vendredi 19 novembre à 20:30
à l’opéra municipal
durée : 1 heure 30