L’Enfant éternel |
de Philippe Forest
mise en scène et adaptation Denis Maillefer |
| Bouleversé par la lecture de L’Enfant éternel, le metteur en scène Denis Maillefer a décidé d’adapter ce premier roman de Philippe Forest. Parce qu’il reste profondément gravé en lui, parce que l’on n’ose pas évoquer la mort d’un enfant, parce que cette histoire parle aussi d’amour et de vie. Cette histoire est celle de Pauline, la fille de l’écrivain, qu’un cancer, diagnostiqué à l’âge de trois ans, emporta un an plus tard. Sur scène, ils sont deux mais c’est presque un monologue. Pierre-Isaïe Duc, en père orphelin, raconte l’indicible, aux côtés de Valeria Bertolotto, mère muselée par le chagrin. Ils sont admirables de sobriété et d’intensité. Inutile de jouer. Ils sont là pour porter les mots avec douceur, avec une infinie retenue, pour dire l’hôpital et la morphine, mais aussi les moments fulgurants d’éternité, la lumière au bord des larmes d’un texte-requiem qui pénètre inexorablement nos cœurs. Pas d’autre décor que d’immenses écrans vidéo projetant en direct l’image démultipliée de la mère, beauté stupéfaite à la figure d’icône. Peter Pan aussi traverse ces images, en bon génie apaisant, lui, autre enfant éternel qui jamais ne grandira. |
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mercredi 26, jeudi 27, vendredi 28 et samedi 29 novembre à 20:30
La 2deuche, Lempdes
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avec Pierre-Isaïe Duc, Valeria Bertolotto
voix Joséphine Struba
vidéo Laurent Junod |
durée 1 h 30 |
¶ théâtre |
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| prochain spectacle |
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