Inspiré par les dessins d’un Nijinsky ayant déjà sombré dans la folie, Russell Maliphant compose, à partir d’un premier et sublime solo intitulé AfterLight, une nouvelle création destinée à trois interprètes. Tout ici n’est que pure beauté. Le chorégraphe anglais le plus marquant de sa génération déploie une spiritualité intense, imprégnée de la perception sculpturale et intuitive de ces figures, telle une variation infinie sur le cercle et la spirale. Au son des célèbres Gnossiennes d’Erik Satie, les danseurs se hissent vers le ciel, corps tendus et bras étirés à l’infini, s’enroulent dans d’inimaginables torsions, parcourent la scène comme des toupies folles, puisant autant dans le classique, le contemporain que la danse contact, le tai-chi et le yoga. Dans une attention sans faille les uns vis-à-vis des autres, ils suscitent une intimité magique, une danse avec la lumière tout en arabesques finement ciselées. À l’image de la légendaire énergie dont était doté le danseur étoile des Ballets russes, ils volent, planent, fusent dans un jeu prenant, de plus en plus osé, magnifié par les lumières de Michael Hull, taillant à même les corps des tableaux vivants et hypnotiques.
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mercredi 30 mars à 20:30
maison de la culture salle
Jean-Cocteau
avec Daniel Proietto, Silvina Cortes, Camilla Spidsoe Cohen
pianiste Dustin Gledhill
musique Andy Cowton et Erik Satie