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< BULLET PARK
d’après l’œuvre de John Cheever
collectif Les Possédés
création dirigée par Rodolphe Dana
 mardi 20, mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 mars à 20:30
maison de la culture salle Boris-Vian (entrée rue Abbé-de-l’Épée)
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 Ici et maintenant, telle est l’évidence de leur théâtre dopé à l’instinct. C’est avec l’énergie spontanée du collectif et sa liberté de ton, que Les Possédés explorent de nouveau les défaillances humaines en adaptant l’admirable roman de l’écrivain américain John Cheever.

Après Oncle Vania de Tchekhov, Le Pays lointain de Jean-Luc Lagarce, Merlin ou la Terre dévastée de Tankred Dorst, Rodolphe Dana se saisit de la causticité tendre et lucide de celui que l’on surnomme « le Tchekhov des banlieues ». John Cheever, observateur aigu des mœurs de son temps et infatigable peintre d’une middle-class d’après guerre, nous fait basculer de l’autre côté du miroir américain, là où les mythes se renversent.
À Bullet Park, vit la famille Nailles, véritable publicité ambulante pour l’american way of life des années Kennedy. Et pourtant… Le jeune Tony ressent une tristesse qui le cloue au lit, sa mère semble irrémédiablement détachée des réalités de l’existence et le père absorbe des tranquillisants pour se rendre au bureau. C’est alors que s’installe un nouveau voisin, un certain Paul Hammer, qui s’est trouvé une raison de vivre : crucifier le rêve américain.
Au sein du collectif, huit comédiens s’emparent de ces situations comme les morceaux d’un puzzle à inventer pour le théâtre. S’inspirant des Desperate Housewives comme des films de Cassavetes ou encore des banlieues pavillonnaires d’aujourd’hui, ce nouvel univers laisse advenir le miracle du vrai et de l’inattendu en un jeu aussi irrévérencieux que stimulant où tout se fabrique à vue.

 
     avec David Clavel, Françoise Gazio, Katja Hunsinger, Antoine Kahan, Nadir Legrand, Christophe Paou, Marie-Hélène Roig /
adaptation Rodolphe Dana, Katja Hunsinger / conseiller à la dramaturgie Laurent Mauvignier / scénographie Julia Kravtsova / lumière Valérie Sigward
durée 2 heures 10 sans entracte