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< HAMLET
de William Shakespeare
dans une nouvelle traduction
de Marius von Mayenburg
mise en scène Thomas Ostermeier
 jeudi 9 et vendredi 10 février à 20:00
maison de la culture salle jean-cocteau
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 Directeur artistique de la Schaubühne de Berlin
et figure parmi les plus passionnantes de la scène européenne, le metteur en scène Thomas Ostermeier signe un Hamlet du XXIe siècle à la beauté cinglante et radicale. En une vision décapante et ultracontemporaine, son théâtre d’acteurs ose tout.

Ici, pas de demi-mesure, le théâtre passe avec fulgurance du rire à l’effroi, côtoie sans triche ni tabou une violence réaliste, une trivialité franche et clownesque. Sur le devant de la scène, la terre brune, épaisse, recouvre toute chose. Au loin, clou de l’enterrement du roi défunt, père d’Hamlet empoisonné par son propre frère, une grande table de banquet nappée de blanc célèbre les noces entre la reine Gertrude et Claudius, le frère du roi. Hamlet, lui, décide de passer pour fou jusqu’à se perdre dans le labyrinthe de sa paranoïa.
Au cœur de cette mise en scène, l’éblouissant Lars Eidinger restera un des grands Hamlet de l’histoire du théâtre. Titan brisé à la rage dévastatrice, il campe un bouffon tragique, un inadapté maladif et replet, aux antipodes du héros romantique. Caméra au poing il filme en temps réel l’action, cadre en gros plans les visages, scrute l’hypothétique vérité. Les cinq autres acteurs, au jeu précis, physique et d’une rare intensité, se partagent les rôles de onze personnages, exacerbant la stratégie du double-jeu. Gertrude, la mère, devient ainsi la fiancée Ophélie en un simple glissement de perruque. Dans cette œuvre shakespearienne par excellence, adaptée avec acuité par le dramaturge Marius von Mayenburg, Thomas Ostermeier creuse la folie jusqu’à l’os, pointant l’impossibilité, pour une jeunesse désorientée, de trouver sa place et les moyens d’agir dans un système corrompu.

 
  ACHETER VOS PLACES    avec Urs Jucker (Claudius, Le Fantôme), Lars Eidinger (Hamlet), Judith Rosmair (Gertrude, Ophélie), Robert Beyer (Polonius, Osrik), Sebastian Schwarz (Horatio, Güldenstern), Stefan Stern (Laertes, Rosenkranz) / scénographie Jan Pappelbaum / costumes Nina Wetzel / musique Nils Ostendorf / dramaturgie Marius von Mayenburg / vidéo Sébastien Dupouey / lumières Erich Schneider / chorégraphie du combat René Lay / surtritage Uli Menke
durée 2 heures 45 – spectacle en allemand surtitré
 
 
   
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