| |
 |
|
Un premier spectacle comme une révélation.
Le collectif La Vie Brève, jeune bande d’expérimentateurs passionnés et audacieux, se livre à une écriture originale composée par tous, un théâtre d’assemblage qui circule entre concret et métaphore, servi par de savoureuses trouvailles.
Robert Plankett est le personnage principal de la pièce : jeune metteur en scène, il s’en est allé brusquement, terrassé par un accident vasculaire cérébral, laissant une bande d’amis désarmés par le deuil. Face à cette mort prématurée et scandaleuse, tous se retrouvent chez lui pour vider la maison, mettre de l’ordre dans les souvenirs et les sentiments. Des livres en piles et des notes en pagaille, des factures en souffrance, des chagrins d’amour, un poulet congelé. Les cartons se remplissent des objets du défunt, parfois les fonds craquent et les proches aussi, livrant des fragments intimes où l’on rit plus qu’on ne pleure.
Entre situations réalistes peintes avec pudeur et vérité, et moments de folie douce et loufoque, la jeune metteuse en scène Jeanne Candel pratique l’art de la « griffure », du haïku scénique, du léger décalage. Aussi demande-t-elle à ses neuf comédiens de réinventer le présent. Acteurs-auteurs du spectacle, ils l’ont construit entièrement à partir de leurs improvisations et de fragments de textes de leur choix. Inspirés autant par Jean-Luc Godard, Le Titien ou Rossini que par le papier kraft, une cervelle de veau et le maïs grillé, le collectif fait feu de tout matériau avec une joyeuse inventivité. Il renouvelle le théâtre autant qu’il nous renforce, tant son énergie exalte le goût de la vie.
|
|
| |
 |
|
écriture collective et jeu Marie Dompnier, Lionel Dray, Sarah Le Picard, Laure Mathis, Hortense Monsaingeon, Juliette Navis, Jan Peters, Jeanne Sicre, Marc Vittecoq / dramaturgie Samuel Vittoz / création lumière Sylvie Mélis / scénographie Lisa Navarro / direction musicale Jeanne Sicre
durée 1 heure 25 |
|