• Hall des Pas perdus

  • 25 mars 2026 20h45
  • Rencontre avec Lorraine de Sagazan

  • Durée: 1h

  • Tarif: Entrée libre

  • à l’issue de la représentation de « Léviathan » du mercredi 25 mars

Mercredi 25 mars vers 21h45

Une discussion avec la metteuse en scène menée par Céline Bréant à l’issue de la représentation de Léviathan du mercredi 25 mars

Hall des Pas perdus – entrée libre

Lorraine de Sagazan © Benjamin Tholozan

LORRAINE DE SAGAZAN

Lorraine de Sagazan étudie la philosophie et suit une formation d’actrice de 2006 à 2010. Au Studio-Théâtre d’Asnières - Centre de Formation des Apprentis comédiens (aujourd’hui ESCA), elle apprend, grâce à l’alternance, à fabriquer collectivement. Elle y rencontre ceux et celles qui sont encore aujourd’hui ses partenaires de jeu et ses pairs. Elle décide de se tourner vers la mise en scène en 2015. À une époque où n’existe qu’une seule formation à la mise en scène à l’École nationale du Théâtre de Strasbourg, Lorraine de Sagazan demande à ceux qui l’inspirent de les suivre le temps d’une création. Elle part en 2014 à Berlin assister Thomas Ostermeier au travail sur Le Mariage de Maria Braun d’après Fassbinder, converse avec Marius von Mayenburg, rencontre Falk Richter et observe Romeo Castellucci sur les répétitions des pièces qu’il présente à Paris en 2015 et 2016.

Après la présentation à La Loge – Paris, de Ceci n’est pas un rêve (2014), première écriture collective avec quatre acolytes du Studio-Théâtre, on lui propose de participer au Festival Fragments d’Été à Paris, pour lequel elle choisit de travailler sur une adaptation de Démons de Lars Norén. La compagnie La Brèche est fondée à cette occasion, en 2015. Cette pièce-manifeste révèle son attention tournée à la fois vers le geste de l’auteur et le statut du spectateur, sa place, son regard, son état. Elle ouvre ainsi ce qui se distingue dans son parcours comme un premier cycle consacré à l’adaptation de textes du répertoire classique ou contemporain, à la manière dont « la fiction d’une oeuvre se confronte au réel».

Lorraine de Sagazan signe en 2016 le second volet de ce cycle par l’adaptation d’ Une maison de poupée de Henrik Ibsen, accentuant la recherche de ce qui, aujourd’hui, réactive le choc des chefs-d’oeuvre du passé. En 2017, elle met en scène le texte lauréat du Prix RFI Théâtre 2017: La Poupée Barbue d’Édouard Elvis Bvouma, premier spectacle jeune public qui tournera dans huit pays africains. En 2018, sur commande du Conseil Général du 93, elle crée Les Règles du jeu de Yann Verburgh, un second projet adressé à la jeunesse. Cette même année, à Vienne, elle monte une adaptation d’ Oncle Vania d’Anton Tchekhov avec des acteurs autrichiens. Elle clôt son premier cycle en 2019 par L’Absence de père d’après Platonov d’Anton Tchekhov dont elle co-signe l’adaptation avec l’auteur et dramaturge Guillaume Poix

Intégrant franchement le vécu des acteurs, cette pièce amorce la recherche qui singularise un second cycle de création tourné vers la collecte de témoignages et la manière dont, cette fois, la fiction répond au réel Guillaume Poix co-signe l’écriture des pièces suivantes avec Lorraine de Sagazan. Celle qui interroge le regard des spectateurs, décide de rencontrer ceux qui ne voient pas

et convie sur scène un acteur amateur non-voyant dans La Vie invisible, spectacle présenté au Théâtre de La Ville en janvier 2022. Prise dans les bouleversements provoqués. par la pandémie depuis mars 2020, elle abandonne le projet de monter Le Décalogue de Krzysztof Kieślowski pour « radicaliser» le précédent geste en allant rencontrer et interroger au sujet de la réparation autant de personnes qu’il y a de jours dans une année. Le travail d’écriture commune mené avec Guillaume Poix approfondit l’expérience d’une subtile métathéâtralité qui pointait dès les premières recherches menées par Lorraine de Sagazan. Un sacre est créé en 2021. Accolée à cette pièce, Mater Orba, écrite depuis un témoignage pour une comédienne, est une petite forme vouée à être jouée in situ dans des lieux non dédiés.

Considérant les rencontres artistiques « comme un outil remarquable d’émancipation au service du plus grand nombre et comme un levier puissant d’éducation populaire sur un territoire », elle et son équipe adressent aux adolescents, amateurs et jeunes acteurs des ateliers de pratique réguliers, des actions culturelles fréquentes et des actions de formation supérieure ou professionnelle qu’ils mènent.

En 2022, elle présente dans le cadre des Nuits de Fourvière une adaptation très libre de Catégorie 3. 1 de Lars Norén avec des élèves de l’ENSATT. Elle co-met en scène avec Julie Deliquet Fille(s) de, de Leïla Anis,

C’est à Rome que Lorraine de Sagazan, pensionnaire de la Villa Médicis pour un an à compter de septembre 2022, mène ses recherches et rencontre celles et ceux qu’elle écrira avec Guillaume Poix, LEVIATHAN, créé en juillet 2024 au Festival d’Avignon et présenté notamment à l’Odéon – Théâtre de l’Europe en mai 2025. Dans la continuité d’une écriture immersive, elle souhaite « inventer un rituel de justice par le théâtre ».

En janvier 2024, elle créé Le Silence autour de l’oeuvre d’Antonioni à la Comédie Française - Vieux-Colombier.

Elle créé également avec Anouk Maugein installation Monte di Pietà dans la cadre de l’exposition de sortie des résidents de la Villa Médicis en juin 2023. L’installation/ performance est ensuite présentée en juillet 2024 à la Collection Lambert à Avignon dans le cadre du Festival d’Avignon puis à la Biennale d’Art Contemporain de Lyon de septembre 2024 à janvier 2025.

Elle créera de nouvelles installations et performances en 2025 notamment à la Ferme du Buisson I Scène nationale – Centre d’art, au MAC VAL, Musée d’Art Contemporain du Val de Marne et à la Biennale d’architecture de Venise.

(Mélanie Jouen pour Artcena)

Autour de cet événement
Léviathan

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Théatre

Audiodescription jeudi 26 mars à 20h

25, 26, 27 mars 2026

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